Restauration du château de Salm

Restauration du château de Salm

Une situation enfin clarifiée !

Depuis de nombreuses années, soutenue par la Commune de La Broque, l’association des Veilleurs de Salm a entrepris de restaurer le château historique des comtes. Une activité qu’aucune convention n’était encore venue préciser. Celle-ci, signée le 3 février dernier, délimite ainsi les droits et obligations de chacun et va permettre à l’association de poursuivre ses travaux en toute sérénité. Explications de son président, Raoul Rohmer.

« Je dois d’abord préciser que nous ne sommes pas titulaires de cette convention de gestion. C’est la Commune de La Broque, signataire à titre principal, qui en prend et en conservera la responsabilité au regard de l’Etat. Les Veilleurs de Salm poursuivront leurs travaux aux termes d’une convention d’occupation précaire signée ultérieurement avec la Commune et sous la supervision de l’architecte en chef des monuments historiques. C’est pour nous une grande satisfaction, puisque cette convention est signée pour une durée de 18 ans. Cela va nous permettre de travailler en toute sérénité, en nous projetant d’ores et déjà sur un programme d’une dizaine d’années.
«Nos travaux – fouilles, consolidation, sécurisation… – ont pour objectif de donner au visiteur la vision la plus conforme de la configuration historique du site, particulièrement de ses accès et cheminements.»

Les signataires :

Pour la Commune de La Broque

  • Le Maire, Jean-Bernard Pannekoecke
    Pour l’Etat :
  • Le directeur départemental adjoint des Territoires du Bas-Rhin, M. Arnaud Revel
  • Le directeur régional des Finances Publiques, par délégation le directeur du Pôle animation du réseau, Jean-Yves May
    Les Co-signataires :
  • Pour le Préfet de la Région Grand Est, Mme la Sous-Préfète de Molsheim, Sandrine Anstett Rognon
  • Pour l’association des Veilleurs de Salm, le président, Raoul Rohmer
    En présence de Mme Béatrice Longechal, directrice de l’agence ONF de Schirmeck et Mathias Heissler, architecte du patrimoine pour le Département du Bas-Rhin.

Après 46 ans

Après 46 ans

Les adieux de Laurence

«Chers amis,
Aujourd’hui, je tourne la page de 46 années de ma vie au service de notre collectivité. Presque un demi-siècle… C’est quelque chose. Et, comme vous pouvez l’imaginer, beaucoup d’émotion.
Lorsque j’ai commencé ma carrière au service administratif de La Broque, j’avais à peine 18 ans. Toutes les missions de service public m’intéressaient et je souhaitais me former pour participer activement à la mise en oeuvre de projets au sein de ma collectivité.
Dès 1983, le Maire, François Moser et les élus de l’époque m’ont donné l’opportunité de reprendre mes études et de préparer les concours de la fonction publique.
A cette époque, la mise en œuvre de la décentralisation permettait la réalisation de projets, belles opportunités pour notre commune qui avait peu de moyens. Et pour lesquelles il fallait être audacieux.
Puis, en 1995, je vois arriver un jeune maire, Jean-Bernard Pannekoecke, plein d’énergie, de charisme et une répartie peu commune.
Les temps sont plus difficiles, les réglementations toujours plus complexes. Mais avec toutes les facettes de sa personnalité, que nous lui connaissons ; il parvient à fédérer et fidéliser une équipe motivée pour poursuivre le développement de notre cité.
Durant toutes ces années, nous avons vu et dû nous adapter à bien des changements, d’ordre administratifs, juridiques et sociaux.
Le regard que je porte aujourd’hui sur ces évolutions est celui d’une complexité croissante… Mais c’est sans doute le prix à payer, à l’heure où tout semble possible et où chacun semble pouvoir avoir accès à tout…
Néanmoins, comme beaucoup d’entre vous le savent, j’ai toujours placé la qualité des relations au-dessus de tout. C’est ainsi qu’il a été gratifiant pour moi de travailler avec vous tous, élus, collaborateurs, collègues des différentes structures, administrations, acteurs locaux ou concitoyens.
Ensemble, en partageant nos expertises, nous avons pu faire face à cette complexité croissante, mais nous nous sommes aussi enrichis de valeurs humaines, dans la solidarité et la confiance.
Aussi, laissant la place à une génération nouvelle -notamment à Arnaud Humbert, notre nouveau DGS à qui je passe le flambeau, lui souhaite pleine réussite dans sa nouvelle mission  – et souhaite que ne soit pas oubliée l’importance de ces valeurs et relations humaines.

Maintenant, ce n’est pas seulement une page de ma vie qui se tourne. C’est une nouvelle qui s’ouvre. Et, même si j’éprouve un peu de nostalgie, je suis heureuse aussi, d’aborder cette vie nouvelle… Active. Car les retraités le sont aujourd’hui. Et je ne dérogerai pas à la règle.
C’est un nouvel univers que j’ai à explorer, avec le plaisir de l’organiser à notre convenance, avec mon mari Roger, mes proches et mes deux loulous Loïs et Elias
Je ne sais pas encore exactement de quelle manière. Mais je sais que je continuerai à m’épanouir dans le partage et le contact humain, comme je l’ai fait, pendant toutes ces années, à vos côtés.

Je vous souhaite à toutes et à tous une très bonne continuation et une grande réussite dans vos futurs projets, qu’ils soient collectifs ou personnels.
Pour la Broque et pour l’ensemble de la vallée de la Bruche.
Merci !»

Un nouveau Policier Municipal à La Broque…

Un nouveau Policier Municipal à La Broque…

Vincent TRAPP
Un homme d’expérience

Titulaire du concours de Gardien-Brigadier de Police Municipale depuis 2012, Vincent Trapp est un homme d’expérience. Il a en effet déjà occupé 5 postes dans plusieurs villes alsaciennes, ainsi qu’en région parisienne et dans le sud de la France.
Il se présente à vous…

«Originaire de l’Est de la France, j’ai opéré pour diverses municipalités, grandes et petites, dans des conditions de travail et en relation avec des populations très variées.

Le poste de Policier Municipal à La Broque m’a intéressé parce que, dans une ville à taille humaine et dans un contexte rural, il est possible de tisser plus aisément des liens de proximité avec les gens.
Ainsi, il est plus facile de faire de la prévention et de favoriser le dialogue – en particulier auprès des jeunes et de leurs parents – pour éviter, si possible, de devoir passer à la répression.

Néanmoins, force doit rester à la loi. Pour cela, mon expérience m’a appris qu’il était important d’asseoir sa crédibilité et son autorité, respecter, mais aussi inspirer le respect, de la fonction et de l’uniforme.

Pour résumer, je dirais qu’il n’y a pas de répression sans prévention… et inversement !

Tels sont mes principe pour veiller à la tranquillité et à la sécurité de nos concitoyens.»

Élections municipales : les inscriptions sur les listes électorales sont ouvertes jusqu’au 7 février 

Élections municipales : les inscriptions sur les listes électorales sont ouvertes jusqu’au 7 février 

Désormais, vous pouvez vérifier votre situation électorale et vous inscrire sur les listes jusqu’au sixième vendredi précédant le premier tour d’une élection.
La mise en place en 2019 du répertoire électoral unique représente une véritable évolution dans la gestion des listes électorales, mais également dans les démarches des électeurs.
Désormais, vous pouvez vérifier votre situation électorale et vous inscrire sur les listes jusqu’au sixième vendredi précédant le premier tour d’une élection.
Aussi, dans la perspective des élections municipales de mars prochain, vous pouvez demander votre inscription sur les listes électorales jusqu’au vendredi 7 février 2020.

Comment procéder ?
Pour vérifier votre commune d’inscription, vous pouvez utiliser la téléprocédure d’interrogation de la situation électorale à l’adresse www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/services-en-ligne-et-formulaires/ISE.

Pour demander votre inscription sur les listes électorales, vous pouvez faire votre demande en ligne en quelques minutes à l’adresse https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/R16396 .

Vous pouvez également vous adresser, en personne à la mairie de votre domicile avec les documents suivants :

• un justificatif d’identité,
    • un justificatif de domicile (facture d’électricité, de gaz, de téléphone fixe)
    • votre demande d’inscription (cerfa n° 12669*02).
Rappel des conditions d’inscription sur les listes électorales pour participer aux prochaines élections municipales
• être âgé de 18 ans au plus tard le 14 mars 2020 ou le 21 mars 2020 pour une participation à un éventuel second tour,
    • être de nationalité française (ou ressortissant d’un autre État membre de l’Union européenne pour les listes électorales complémentaires),
    • jouir de vos droits civils et politiques,
    • apporter la preuve de votre attache avec la commune d’inscription.

Quelles autres démarches à anticiper pour pouvoir voter ?
Vous pouvez donner procuration si vous prévoyez de ne pas pouvoir vous rendre au bureau de vote le jour de l’élection.
 Cette démarche peut se faire dès à présent dans un commissariat ou dans une gendarmerie, indépendamment de votre lieu de résidence, ou dans le tribunal d’instance du ressort de votre domicile ou de votre lieu de travail.
Pour plus d’informations, consultez le site https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1604 .

La Broque renouvelle la concession de son réseau de gaz naturel

La Broque renouvelle la concession de son réseau de gaz naturel

A l’approche de l’échéance de son contrat de concession pour la distribution du gaz naturel, la municipalité de La Broque a décidé de renouveler sa confiance à R-GDS, la société d’économie mixte strasbourgeoise qui assure l’acheminement de gaz naturel dans 119 communes du Bas-Rhin.

La nouvelle délégation de service public d’une durée de 40 ans a été signée ce lundi 
2 décembre par Jean-Bernard PANNEKOECKE, Maire de La Broque et Martine MACK, Directrice Générale de R-GDS

Avec ce nouveau contrat de concession, la commune de La Broque s’assure une visibilité de long terme sur son approvisionnement en gaz naturel, une énergie qui permet de concilier le dynamisme économique et l’attractivité de la commune, tout en répondant aux enjeux de la transition énergétique.

A propos de R-GDS
R-GDS, gestionnaire du réseau de gaz naturel dans 119 communes du Bas-Rhin, achemine chaque année 
5 milliards de kWh de gaz naturel vers près de 110 000 clients. En diversifiant ses activités à partir de 2012, par le biais de filiales dédiées notamment aux réseaux de chaleur bas-carbone, R-GDS s’affirme aujourd’hui comme un acteur à part entière de la transition énergétique de son territoire.
En 2015, R-GDS était le premier opérateur de réseau de gaz naturel à injecter du gaz renouvelable produit à partir d’eaux usées urbaines. Le développement du biométhane (gaz renouvelable produit à partir de ressources locales) constitue une priorité pour R-GDS qui ambitionne de devenir l’opérateur du réseau de distribution de gaz le plus vert de France. Sa filiale R-CUA, qui exploite à ce jour 18 réseaux de chaleur bas-carbone en Alsace, dont 14 sur le territoire de l’Eurométropole de Strasbourg, joue également un rôle clé dans la stratégie de transition énergétique du groupe.
En mettant en œuvre une politique volontariste d’investissements et d’innovation, le groupe R-GDS veut apporter une contribution déterminante à un modèle local de l’énergie sobre en carbone, efficient et citoyen. Le groupe R-GDS réalise aujourd’hui un chiffre d’affaires de 76 millions d’euros et emploie plus de 300 salariés.

Contact presse : Isabelle OTT – tél. 03 88 75 20 21 – iott@r-gds.fr

«Rappelons-nous !»

«Rappelons-nous !»

Par Jean-Bernard Pannekoecke, maire de La Broque

Ce dimanche 13 octobre, le maire de La Broque et de nombreuses personnalités inauguraient la stèle commémorative du camp dit «de Schirmeck», situé en réalité à La Broque.
Un grand moment d’émotion, partagé par d’anciens internés, leurs familles et aussi, des jeunes pour lesquels cette douloureuse mémoire doit faire aussi écho à des événements présents : se rappeler, c’est aussi vouloir bâtir un monde et un avenir plus humains…

A noter que la cérémonie s’est poursuivie à la salle polyvalente par une présentation-dédicace de Jean-Laurent Vonau, auteur du livre Le «Sicherungslager Vorbrück-Schirmeck», suivie d’une réception.

Nous avons choisi de retranscrire ici l’intégralité du discours du maire à l’occasion de cette inauguration.

«C’est avec beaucoup d’émotion, partagée par vous tous ici réunis, que j’ouvre cette cérémonie.
J’ai conscience de la responsabilité qui m’incombe aujourd’hui de parler au nom de ceux qui ont œuvré à la réalisation de cette Stèle mémorielle.

Quand les derniers témoins se taisent, est venu le temps d’inscrire les faits dans l’Histoire, pour ne pas oublier, pour éveiller à la vigilance, pour réaffirmer notre attachement aux valeurs qui fondent la démocratie.

Rappelons-nous… Ici à La Broque

Le camp de sûreté dit « Sicherungslager Vorbrück-Schirmeck », 1er camp installé par les autorités Nazies en Alsace en juillet 1940, a fonctionné durant toute la période d’annexion jusqu’en novembre 1944.
Destiné au redressement des alsaciens-mosellans récalcitrants à la nazification, c’est près de 15.000 femmes et hommes qui y ont subi, brimades, humiliations et atroces souffrances entraînant quelquefois la mort.

Parfois confondu avec le proche camp de Natzweiler-Struthof, “l’enfer de Schirmeck“ reste dans la mémoire collective de nombreux alsaciens comme un héritage douloureux.

Les traces de ce passé ne sont aujourd’hui quasiment plus visibles.
Seul le nom de la “Rue du Souvenir“ l’évoque encore pudiquement.

Après la guerre, le besoin Ô combien humain, de panser les blessures et la volonté de regarder vers l’avant ont conduit, de manière parfois hâtive, à faire table rase du passé en réaffectant ces lieux de triste mémoire.
C’est ainsi que l’ancien camp a été démantelé pour faire place aux premières constructions civiles dès les années cinquante et depuis 1972 à un lotissement de maisons individuelles.

Un ouvrage documenté sur “le camp oublié en Alsace“ réalisé par Jean Laurent VONAU en 2017 a réanimé le débat quant à l’importance d’identifier ces lieux et ce passé.

La Commune de La Broque, consciente de sa responsabilité, au moment où les démons du communautarisme et de la xénophobie refont surface, où les tentations de replis identitaires et religieux réapparaissent ici et là, a décidé d’ériger sur les lieux un mobilier mémoriel qui témoigne de la souffrance endurée et des atrocités perpétrées en ces lieux au nom d’une idéologie totalitaire.

Elle est consciente que le sujet la dépasse largement mais a compris que le camp dit “de Schirmeck“ appartient à la mémoire collective des Alsaciens-Mosellans comme un traumatisme singulier aussi mal, voire encore plus mal connu et compris, que celui des “malgré nous“.

Le but n’est en aucun cas de porter un jugement sur le passé ou sur ce qui aurait dû être fait ou pas,
plus tôt,
mieux ou autrement…
mais simplement et modestement de montrer que la collectivité et la société civile reconnaissent les souffrances subies ici et le prix payé par des citoyens au nom de leur idéal de liberté et de démocratie.

La demande initiale de la Commune de La Broque consistait à mettre en place in situ une stèle à la mémoire des personnes qui ont transité, souffert et pour certaines, péris dans le camp nazi de Vorbrück.

Le projet devait être placé devant le bâtiment de l’ancienne Kommandantur encore existant, devenu maison privée d’habitation.
Seule une plaque placée sur cette dernière rappelle l’histoire tragique qui s’est déroulée en ces lieux.

Aujourd’hui, il est difficile d’imaginer ce qui a pu se passer ici.

Toutefois, aussi légitime soit le souvenir et nécessaire le devoir de mémoire, ce passé douloureux est lourd à porter pour les habitants qui résident ici.

Malgré le difficile exercice, la Commune,
avec l’aide précieuse de Jean Claude GOEPP notre architecte,
sous l’impulsion des associations patriotiques,
du Souvenir Français particulièrement attaché à ce projet,
du Département, représenté par son Président Fréderic BIERRY,
a souhaité rendre un hommage visible, sobre mais explicite à ces victimes de la barbarie.
La demande portait dès lors sur un élément commémoratif associé à un outil explicite de l’importance du site qui renvoie également vers le mémorial d’Alsace-Moselle proche.

Partant d’éléments historiques récemment retracés dans l’ouvrage écrit par Jean-Laurent VONAU, nous avons rassemblé les temps forts, les particularités et le quotidien des personnes internées.
Il en ressort une image qui se reflète dans la forme et dans le dessin du monument.

Vous allez pouvoir, vous en rendre compte dans quelques minutes.

  • Le premier référent concerne globalement tous les camps :
    Il évoque la concentration, la promiscuité, la masse, l’écrasement, la perte d’identité.
    Dans le projet, cela s’apparente à un jeu de quilles, où seules les boules en forme de tête diffèrent légèrement les unes des autres.
  • Le second référent se mêle au premier et fait allusion aux crânes rasés, à la maigreur et ici plus particulièrement au lavage de cerveau, ce qui rappelle la notion d’anonymat déjà évoquée dans le premier, mais on l’amplifie en reproduisant des troncs identiques de section carré assemblé en rangs serrés comme sur un échiquier.
  • Le troisième et dernier référent rappelle plus précisément ce camp où le travail de force journalier cassait les corps et les esprits.

L’engin qui servait à compacter les routes et chemins, encore existant et exposé actuellement à proximité du camp du Struthof, est un sinistre témoin de la dureté du travail des prisonniers, d’un travail qui fait plier, d’un système qui écrase.
Ici, sa structure est reprise sous forme de plateau qui se plie sous la pression, ou encore la compression.
Autant le plateau se plie, autant il peut faire plier.

En résumé, l’ensemble peut symboliquement représenter la scène des prisonniers tirant ce rouleau compresseur sous le poids d’un système opprimant qui écrase l’individu.
A l’image d’un jeu de quilles, lesquelles devront tomber tôt ou tard…

La stèle commémorative, ne suffit à comprendre le site et son histoire :

Un plan en relief coiffe le plateau, indiquant également où se situe la stèle par rapport au camp.
On mesurera ainsi l’ampleur du camp, le nombre de bâtiments, l’organisation et par le biais de l’utilisation d’un matériau différent, les vestiges encore in situ.

Un texte synthétique, inscrit en français et en allemand, renvoie au mémorial d’Alsace-Moselle.

Un autre texte qui rend hommage aux victimes, prend place à l’avant de l’ouvrage sur la face verticale visible depuis la voie d’accès.

L’ensemble est réalisé en acier Corten, un acier que l’oxydation forcée protège.
La rouille symbolisant le temps qui passe et en même temps la mémoire de ce qui s’est passé ici qui doit rester inaltérable

Avant de terminer mon propos, je souhaite remercier les nombreuses personnes qui ont participé à l’élaboration et à la réalisation de ce projet, et plus particulièrement :
Mon conseil municipal / Christiane CUNY et le personnel communal
Anne-Catherine OSTERTAG et Diana POPOVA de l’office du tourisme
Les membres du comité de pilotage, Jean-Laurent VONAU, Alphonse TROESTLER, Sabine BIERRY…
Jean-Claude GOEPP architecte et les entreprises ESCA STEEL de Hindisheim (stèle) et SPIESS de Benfeld (amgt ext),
Les financeurs : le programme européen LEADER, le Département, la COMCOM, le Souvenir Français.

  • Alfred STEINER, propriétaire de la maison “ancienne kommandatur“

Mesdames Messieurs,

« Si l’écho de leur voix faiblit, nous périrons. » Paul Eluard

La peur, le froid, la violence, la haine ont été leur lot.
Ils ont enduré tant de fléaux que leur souffrance doit être un symbole pour l’humanité, pour nous éviter de sombrer à nouveau.
Mais le sang coule et le temps l’assèche.
Les larmes tracent des sillons que les années comblent.

Sachons toujours garder de leurs souffrances le message issu de la nuit concentrationnaire, celui du combat contre l’obscurantisme et ses récurrences.
Le rejet et la haine de l’autre conduisent vers un odieux précipice.
Eclairés par le combat glorieux de nos aînés, faisons que leur sacrifice ne soit pas vain…

Nous avons donc un double devoir :
Commémorer pour honorer,
Commémorer pour protéger.
C’est la leçon que nous devons tirer du vécu de ces femmes, de ces hommes, de tout âge, de toutes croyances.

Aussi, pour que l’Histoire des camps puisse retentir à travers toutes les générations, comme un sinistre signal d’alarme, il nous appartient donc de la perpétuer.
Il nous faut rappeler les actes et les mots,
il nous faut écouter, entendre et révéler, en les sublimant, les témoignages de nos anciens et de leur descendance.

C’est tout le sens de mon propos, garder vivante la voix des victimes des camps, en conserver le souvenir pour que les générations futures entonnent un message de paix à l’unisson.

Transmettre pour lutter contre l’oubli, transmettre pour préserver notre civilisation car comme l’a dit André Malraux :
« La vraie barbarie c’est Dachau. La vraie civilisation, c’est la part de l’Homme que les camps ont voulu détruire. »

Je vous remercie.»